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URUGUAY - Etape 3 : Valizas, Punta del Diablo

URUGUAY - Etape 3 : Valizas, Punta del Diablo

J8- Luna llena

A la sortie du camion de Cabo Polonio, sur le trottoir non loin du nord de route, un troubadour allemand qui veut être frère avec tout le monde raconte ses histoires de défonce avec fierté pendant que ses copains brésiliens descendent une bouteille de vin. Des français jouent à la pétanque. Une anglaise paniquée fait de moi son héroïne pour une traduction.

Le bus pour Valizas arrive enfin, je salue ces messieurs uruguayens qui m'ont fait la conversation.

Le soleil se couche sur les champs. Nuances de rose. Les vaches paissent au milieu des palmiers... Étrange.

L'accueil du chien au Lucky (prononcer louki) ne me dit rien qui vaille, je dépose cependant mes affaires dans une salle à manger réaménagée en dortoir, au pied de mon lit une peau de vache.

A la nuit je ne tarde pas à sortir seule, pas envie d'être sociable. Je marche en direction de la plage, ma propre ombre me faisant sursauter dans les chemins déserts. Passé la place du village où jongleurs et mauvais musiciens se rassemblent près d'un feu et d'un pétard, je prends le "paseo de las damas" et avance au bord de l'eau. Personne sur la plage, je vais m'installer sur la cabane des MNS. La lune sur l'océan est pour moi toute seule. Enorme et blanche, comme un spot braqué sur moi. Je lui remets mes pensées.

J9 - Lentement

La proprio dort encore quand je pars à la recherche du petit dej. Le village semble abandonné, avec ses chemins inanimés et ses maisons de vacances vides. Tout est fermé. Tout ouvre vers... 12h????!!!!

Errer donc. Comme ces trop nombreux chiens à personne. Bronzer.

Un licuado frutilla eso si me gusta antes de playa otra vez. Quelques promeneurs partent à l'assaut des dunes en direction de Cabo Polonio, une jeune femme ne parvient pas à se débarrasser de la chienne sale qui s'est installée sur son paréo.

Dans le jardin du lucky le chien me menace, montre les crocs, je crie. Plus tard il se fait taper par un gosse de 5ans... c'est donc lui le maitre de cette pauvre bete??

Je retourne à la plage voir si la lune est toujours là. Elle ne soigne pas la migraine, mais elle fait du bien à ma solitude.

J10 - Elise et Patrick

Bus de 7h, l'arrêt est désert, la fraicheur relative. Un cheval et un chien, Puis les passagers arrivent au compte-goutte, le gaucho et son maté, le couple de gros, le vieux débraillé, ma sale tête regarde le bus arriver en soulevabt la poussiere. A punta del diablo je descends du bus un peu auhasard. Bonne pioche. Au Diablo tranquilo Ça parle anglais en mode "Man you Know what i mean", ça m'agace. Ambiance surfers peroxydés qui surfent pas... faute de vagues. Je vais prendre un cours de yoga sur la plage. Ah mais en fait moi aussi je peux donner des cours de yoga alors... C'est gentillet. Je fais connaissance avec Élise, grande blonde, cheveux courts, une canadienne qui pourrait être hollandaise, et Patrick, son mari, gigantesque americain, short de bain trop petit, bien peigné, il bégaie beaucoup, il faut être patient pour la conversation. Ils me plaisent bien, je vais à la plage avec eux. Pas d'ombre, après un bain de courte durée les blanc-becs n'en peuvent plus et rentrent manger. Sègo, atterrie ici aussi se joint à nous.

Je me détend peu à peu, l'ambiance est plutôt sympathique et finalement très polyglotte...

Le village est joli, au bord de la plage en forme de C des bateaux, des filets qui traînent, des couleurs qui égayent les maisons... Vers le "centre", c'est plutôt bordélique, poussière, voitures, fils électriques, petite effervescence autour du supermarché... Le diner avec mes amis, un moment précieux, une conversation éclairante, Pta del Diablo me resociabilise. Presque envie de rester, de repousser le moment de rallier BA. Mais mon bus est à 2h du mat. Et je monte dedans.

J11- Muchachaaaa

"Muchachaaaa"... Le chauffeur du bus me réveille, je lui dis que je ne descends qu'à Montevideo. Il me réponds "Eso es Montevideo", je rigole comme à une bonne blague et m'apprête à me rendormir quand je m'aperçois que le bus est vide et ma valise toute seule sur le quai. La honte, je m'active. Encore pâteuse j'enchaîne avec le bus pour Colonia, et 3h plus tard avec le bateau pour Buenos Aires. Tampon sur le passeport accompagné d'un piropo. Eh bé... Avec la gueule que j'ai...

Je dépense mes derniers UYU dans un capuccino brûlant puis embarque sur le luxueux ferry qui travers le Rio de la Plata.

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