Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Étape 6-2> Le Brésil : Rio Negro, Alter do Chão

Alter do Chão - Que bom

J149

Un peu tendue aujourd'hui. Je m'énerve à la laverie pour une chaussette perdue. La douche pue... j'ai grillé la méthode de la femme de ménage : un coup de pshittt et voilà! Puis je sue jusqu'au port, me trompe d'embarcadère, re-sue, prends une barque... vis l'effet sardine, entre un derrière conséquent et 2 enfants gigotants, le tout dans mon hamac en V, le cul presque par terre et le menton dans les genoux. 5h de retard (des planches rebelles refusaient de faciliter l'accès d'un énorme 4x4 à bord), nous quittons enfin le port et son activité, ses valises, ses mains qui s'agitent, ses camions chargés indifféremment de fruits ou d'essence. Deux enfants assis en tailleur sur leurs tongs conversent et mangent, le doigt tendu vers la rive qui défile lentement. Je communique avec mes jeunes voisines avec le sourire et les yeux, car le portugais c'est pas gagné : un petit garçon se tourne vers sa mère et lui dit "je comprends rien à ce qu'elle raconte!" Alors j'étudie un peu et découvre vite le sens du mot "chato" (lourd), puisque le bateau en est plein. Malgré le bruit du moteur, le brouhaha ambiant et les grincements incessants des crochets, je finis par trouver le sommeil.

 

J150

On me paye une 1/2 tête tressée, wouhou c'est la fête, je m'offre un café. Bronzette -rouge souvenir sur mes fesses- et lecture sur le pont. Lutte contre l'ennui et les affres de la promiscuité.

 

J151

3h du mat, port de Santarem, j'attends le lever du jour pour quitter le bateau. Le bus pour Alter do Chão roule sous la pluie, je regarde un arc-en-ciel par la fenêtre tout en me cramponnant et en conversant avec David et Jonas. Village charmant, île de sable blanc prête a accueillir la foule dominicale. Au bout du chemin de terre, l'auberge, derrière l'auberge, la plage. Le soir les conversations multilingues s'animent autour de la bière sur la grand place où est organisé un grand bingo. Des hippies jouent du pander, je vais jouer du hamac.

 

J152

La pluie s'infiltre jusqu'aux os malgré un parasol et mon parapluie qui se retourne... La balade en barque et repoussée. Comme il tombe aussi des mangues, on fait du jus et je donne un cours de salsa histoire de s'occuper. Le soir le ciel dégagé nous laisse faire un feu sur la plage, et j'observe ces personnages exagérés, ces faux Manu Chao qui jouent de la gratte et pensent que les filles n'ont qu'à être cueillies... Du sable dans les bottes et l'odeur du feu dans les cheveux, je m'en vais m'en balancer.

 

J153

Le soleil tape fort dans la barque. Les plages paradisiaques sont superbes, dominées par des roches en dégradé d'ocres, et d'arbres tordus par le vent. Notre marin commence le show à la pause bière... Rigolo mais il soule vite, je m'éloigne de son monologue. 5min fatales malgré l'indice 50 : camarão. Plus loin ses paroles me noient de nouveau, je m'endors, tant pis pour les serpents et les crocos. Je parie qu'ils dorment aussi de toute façon. Puis au retour, l'émerveillement : des dauphins roses sautent et soufflent à quelques mètres du bateau. Bouches ouvertes en de larges sourires, nous oublions que nous brûlons.La combinaison crèpes-cachaça-zik achève en beauté cette chaude journée.

 

J154

Il pleut. Livre et cyber tout mou et tout cher. Alors on mange: barbecue et bière. Le débat est inégal avec Marco de Curitiba, 10 bières à 0, je laisse tomber les arguments, et préfère converser avec Jonas.

 

J155

Le chat squatte mon sac de couchage, ses puces avec. Malgré la nuit agitée je n'ai pas entendu l'arbre tomber à quelques mètres de nous. Les garçons considèrent que quand on boit on n'a pas la gueule de bois, je préfère aller bouquiner suspendue au dessus du sable. Profiter du clapotis et me trouver en tête à tête avec une grenouille timide.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
C
<br /> salut ade lea adore les dauphins si tu as l'occassion peux tu en prendre un en photo meme si je sais que ca ne va pas etre facile mais elle te le demande bisous le bresil n'est pas mal<br /> <br /> <br />
Répondre
Coucou! Pour les photos de dauphins c'est pas gagné, j'ai passé 10 min le doigt sur l'appareil à attendre le bon moment... Mais ils sont coquins et je n'ai eu droit qu'à une nageoire qui disparaissait sous l'eau!