Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Étape 6-16 > Le Brésil, un bout d'Argentine et de Paraguay : Iguaçu

Puerto Iguaçu (ARG) - Garganta del diablo

 

J230

J'arrive à Foz do Iguaçu dans la fraîcheur du matin, croise de beaux yeux argentins... j'en suis distraite et perds mes tongs. A l'auberge je rencontre Jack, Georgia et Irn, et malgré la dynamique de groupe et les formalités frontalières, nous entrons dans le Parc National côté argentin en début d'après-midi. Un petit train nous emmène à travers la végétation au début du sentier, puis avec le flot des touristes, nous marchons sur les pontons au dessus des eaux apparemment calmes. Quelques tortues se dorent la pilule sur les rochers, des papillons et des oiseaux font leurs beaux... Au loin une fumée blanche annonce la proximité de celle que tous veulent voir : La Garganta del Diablo. Difficile de décrire... De l'eau. Beaucoup. Force. Démesure. Abondance. Mystère. Grandeur. Divin. Vibrations. Explosion de couleurs, d'odeurs, de sensations. Sur les sentiers moins courrus c'est tout aussi magique, d'immenses arc-en-ciel relient nuages et eau, le soleil fait briller les goutelettes sur la mousse verte qui scintille, les arbres ont l'air contents. Comme moi.

 

J231

Direction le barrage hydroélectrique de Itaipu, zone binationale Brésil-Paraguay. Ici tout est moitié-moitié : autant de travailleurs paraguayens que de brésiliens, 2 PDG... La visite se fait en bus, le complexe est immense!!! La moindre petite porte pèse 300 tonnes!! 40000 ouvriers et presque 20ans pour terminer la construction. Je suis agréablement surprise de voir que celle-ci s'est accompagnée d'une "compensation environnementale et sociale", sauvetage des espèces animales déplacées, construction d'un canal pour que les poissons continuent à se reproduire, ouverture d'une université scientifique, et chaque employé qui achève 15ans de services a doit planter un arbre... Bon, bien sûr on ne nous parle pas des gens qui ont vu leur maison engloutie ou des mecs morts sur le chantier...

Plus tard je visite le refuge biologique, bâtiments écolos où se trouvent une clinique vétérinaire pour les animaux sauvages blessés, abandonnés, incapable de retourner à la vie sauvage. C'est un peu triste d'en voir certains dans des enclos, comme ce jaguar solitaire, mais ils sont bien traités. Egalement culture de plantes médicinales et plantation d'arbres en permanence.

Quand je rentre, il fait nuit et un vieux à l'auberge me déconseille formellement de passer la frontière paraguayenne toute seule. Je me fais quand même déposer à la gare routière en voiture et attrape le bus de minuit pour Asuncion. Méga confortable, je m'endors après avoir fait tamponner mon passeport au milieu des néons des boutiques d'électronique bon marché qui pullulent à la frontière.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :