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Etape 3 > Transition : San Pedro Sula (Honduras), Managua (Nicaragua), et le Tica Bus.

San Pedro Sula - Walter, Sabine, Adé et les extraterrestres.

J74

Bateau. Voiture. Van. Bus. La frontiére est déserte. Un coup de tampon, 200m et nous voilá au Honduras. Quelques pulperias et un seul chicken bus vers Puerto Cortez, d'oú nous sautons dans un combi pour San Pedro Sula. Je vois le paysage entrecoupé par mes phases de sommeil, mais suffisamment pour regretter de ne pas visiter le Honduras pour de vrai. Au terminal des bus je laisse Sean qui m'accompagnait, je me fais une copine de 8ans qui veut etre chanteuse-mannequin-chef d'usine, et appelle Walter qui doit me recevoir. Il est au stade en plein match de foot et son équipe favorite marque un but tandis que nous sommes au telephone. Autant dire que je perds une oreille. Nous passons un bon bout de soirée ensemble en bavards que nous sommes, sur la seule terrasse animée en ce dimanche soir, puis quand le cerveau de Walter lui dit de fuir devant celui qu'il suppose etre un narcotrafiquant (et qui commence á etre un peu pesant avec nous) il m'améne chez Sabine, qui m'héberge. La migraine enfonce mes yeux dans mes orbites, et mon corps dans le matelas.

 

J75

Quand Walter vient me chercher, Sabine est déjá partie. Je claque la porte et me retrouve enfermée dans les escaliers car la voisine a verrouillé la grille... Le temps que Walter aille á son entretien d'embauche, je deviens l'animal exotique en cage pour les 2 petits garcons du coin, qui me regardent á travers les barreaux en riant et en faisant des bruits crispants... Sortie de ma geole pour un petit déj typique dans une cantine protégée par un garde armé : chaussons frits farcis jambon fromage, légumes marinés et soda (chiiiiimiiiiiiiiiique!!). Echange de culture musicale et footbalistique, puis marathon dans environ 20 banques pour trouver celle qui accepte les chéques de voyages. Aucune. En chemin j'aurais au moins découvert les canelas -patisseries de la mort qui tue-, et le gigantisme des centres commerciaux honduriens au son des chansons pour La Navidad -á peu prés aussi soulantes que le monde des poupées de Disney-. Quant aux rues, elles sont larges, remplies de grosses voitures qui raménent des gens prudents dans leur maison aux 10 verrous. On ne peut pas dire que San Pedro soit des villes les plus sures...

Crépes et grandes conversations jusqu'a tard. Mon séjour avec Sabine et Walter fut court mais intense.

 

J76

Taxi de 4h, douleur. 5h, le Ticabus démarre pour 16h de route jusqu'á Managua, Nicaragua. Je dors beaucoup, alors les paysages.... Etape frontaliére, j'ai le plaisir de revoir Alejandro, qui trace en stop entre 2 planches de surf et des australiennes. Nous arrivons enfin, je décline l'offre d'un lit gratuit -et partagé- que me fait le jeune homme qui nous accompagne, vais manger pas cher avec de sympathiques basques espagnols et un couple costaribrésilien.

La ville a l'air calme, mais me savoir dans une zone oú les pandillas sévissent me fait presser le pas jusqu'a l'hotel.

 

J77

6h, le bus repart déja. Trajet horriblement long, dans la mesure oú j'ai fait l'erreur de boire un jus avec des glacons du robinet hier soir... La solicitude de Zé et de Mélissa me touche. A la frontiere, je suis tellement pressée que j'arrive á traverser sans passeport pour aller utiliser les seules toilettes avec de l'eau, bravant une allée de camions, une riviére de boue, une bousculade administrative et des regards agacés. Un peu plus tard pour les memes raisons, la douane n'ouvre pas mon sac. Avis aux amateurs pour la technique donc.

Le Costa Rica est sous lá pluie, je suis les indications de mon amie Karla et arrive á la boutique de sa maman, á Heredia. En mode pouillousse qui descend du bus, je vais au restaurant avec Rosalba et Kim, puis achevée, je me couche, toute bizarre d'etre dans la famille de ma copine, sans ma copine.

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