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Etape 2-2 > Le Guatemala : San Pedro, Chichicastenango.

Chichicastenango - Couleurs du marche

 

J44

Arrivés vers 6h á Guatemala City, sale, triste, négative. Direction Panajachel. Le chauffeur du combi est un branque, il apprécie moyennement mon reflexe de lui attraper le bras quand on percute un chien. Les sacs qui manquent tomber du toit, la traversée d'un ruisseau faute de pont, les dépassements á toute vitesse dans les virages en épingle á cheveux, tout le monde s'accroche, á son siége ou á son estomac. La vue sur le bleu-vert du lac Atitlan dominé par ses 3 volcans coupe le souffle á ceux qui en avaient encore.

De Panajachel il faut prendre un bateau et traverser le lac jusqu'á San Pedro oú nous arrivons mouillés au mauvais embarcadére. Deux ''guides'' nous emménent dans différents hotels ''les moins chers'', malgré mon insistance il refusent d'admettre que c'est pour toucher une commission et se prétendent bénévoles. Ca m'énerve. Essouflés et transpirants nous parvenons enfin á l'hotel que j'avais repéré, les guides partent avec leur propina et leurs mensonges. Repos avec vue sur le lac. Fiu!

Sortie coté populaire du village, nous grimpons entre les maisons de béton jamais terminées, les églises évangélistes et les boutiques appelées ''Dios te ama'', ''Jesus te cuida''... A la nuit tombée, les lumiéres des villages voisins sont autant de petites étoiles qui brillent au dessus du lac.

 

J45

Réveil 4h45, l'eau de la douche est gelée, ca caille! 5h30 pétantes nous marchons avec notre guide en direction du volcan San Pedro. 1h jusqu'au pied du volcan, et bien 3h de plus jusqu'en haut. 1500m de dénivelé entre caféiers, champs de maïs, chénes centenaires... Ca grimpe dur, et bien que n'y croyant pas trop Papaman arrivent au sommet : 3000m. Maman et moi regrettons les mini-shorts, brulantes en dedans mais gelées en dehors, nos bouches font plus de fumée qu'une bonne chicha. Vue splendide bien sur, de tellement haut que nous voyons les villages derriére les autres monts. La téte dans les nuages, littéralement. Le retour est censé etre plus court, mais c'est sans compter sur le dos de Papa, qui presque tétanisé, ne peut descendre quelques métres sans souffrir le martyr. Pour redescendre 4h de calvaire donc, á le soutenir et á croiser les doigts pour atteindre la route sans avoir á le porter.

Cassage de bide, médocs, et biére le rendent beaucoup plus joyeux, et nous profitons de la tomber du soir sur le lac á boire des licuados.

 

J46

Zamal á la tete. Fermons les sacs, prenons un rallongi pour l'embarcadére et montons dans le bateau. Les vagues sont impressionantes, nous sommes trempés et la coque frappe l'eau avec force, pas de vomi, mais je me surprends á prier un Seigneur hypothétique de protéger les passagers de ce frele esquif... A l'arrivée pas de gros bus pour Chichi, ils ne passent plus sur la route en partie en morceaux. Ce sera donc un shuttle.

Balade au milieu des étals du marché qui commencent juste á se monter. Papa déteste, Maman et moi nous régalons, fruits, tissus... couleurs!! Nous entrons dans l'eglise Sto Tomas qui renferme autant de Saints catholiques que mayas, syncrétisés souvent en un seul. Bougies, fumée, fleurs, encens.

Puis nous grimpons au cimetiére, en hauteur, tout joli. Les gens préparent la toussaint : tout en repeignant les tombes de bleu, vert, rose, jaune... ils discutent, mangent et boivent. Encore les bougies, la fumée, les litanies et l'encens. Des enfants jouent á cache-cache entre les tombes ou font voler des cerfs-volants sur le toit des concessions. Bien plus de sourires que de larmes, c'est beau.

 

J47

Maman et moi laissons Papa au lit et allons profiter du marché de bonne heure avant l'arrivée massive des touristes et des prix gringos. Arc-en-ciel de couleurs, frénésie naissante des derniers préparatifs et la bénédiction de la 1ere vente. Nous récupérons Papa pour aller á la messe, incroyable, du 31 octobre : tandis que le service catholique se déroule en quiché et en espagnol, les ''cofrades'' pénetrent dans l'église, tous dans la meme tenue traditionnelle, déposent deux mystérieux saints et repartent avec les 3 immenses autels de plumes, de fleurs et de miroirs, au son des tambours et des pétards. Cette intervention du culte maya au milieu de la messe n'a nullement dérangé. En revanche le défilé permanent des touristes pendant l'office me gene beaucoup, ils sont lá comme dans un musée ou un zoo.

Le mal de bide me tenaille, je sors discretement, des femmes en huipil traditionnel on l'air de tenir lá un conseil. Une bonnefemme avec son gros objectif prend une maman et son bébé en photo, elle fait semblant de ne pas comprendre quand cette derniére lui demande 2Q pour le cliché. Je suis outrée. Nous fuyons le flot de nos congéneres. Je voudrais qu'il y ai écrit sur mon front que je ne suis pas comme eux, mais je n'en suis meme pas sure.

Aprés une grimpette dans la campagne voisine de Chichi, Maman et moi atteignons la pierre sacrée de Pascual Abaj, oú un monsieur pratique vraisemblablement un rituel maya. Feu, fumée. Nous essayons de nous faire toutes petites. Ce n'est pas le cas des 2 #*** qui rient ouvertement quand il jette sa bouteille vide d'huile dans la nature, et affichent une attitude de ''c'est tellement typiiiiique ces indiens''. Re-honte. Nous laissons quelques Q pour l'entretien et retrouvons Papa(traque) pour manger au milieu des cahutes du gateau fluo et boire des cafés au lait avant d'aller en tuc-tuc voir la danza del torito. Un peu longue, dans de superbes costumes caricaturant le torero et le taureau, elle représente la victoire du taureau sur le conquistador, c'est la revanche maya sur les danses héritées des espagnols.

Derniers achats sur le marché et c'est l'heure du combi pour Xela.

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<br /> Coucou Adé, je peux enfin profiter de mon congé mat' et voyager un peu grâce à toi. En ce moment pour nous le voyage se limite plutôt à mettre et à enlever la valise de la voiture au moindre<br /> déplacement dans l'attente de l'arrivée proche de notre pitchounette...nous ne sommes encore que 2 à la maison mais on te tiendra informée du changement. Contente de voir que tu vas bien, ton<br /> voyage a l'air tellement riche !!! En attendant les prochaines nouvelles nico et moi te faisons de gros bisous, prends bien soin de toi.<br /> <br /> <br />
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