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Objectivo "Karla y bruno's boda" // Étape 4 : Bocas del toro, Bastimentos, David, Sta Catalina, Panama city

Objectivo "Karla y bruno's boda"  // Étape 4 : Bocas del toro, Bastimentos, David, Sta Catalina, Panama city

J17 Frontière

Je retrouve ce sentiment d'être une voyageuse. Un petit rien du tout qui se promène à la surface de la planète. Relativité. Je respire. Musique dans les oreilles et paysage qui défile, je prends des forces. Le gars qui est assis à l'avant était au PN Cahuita, difficile de rater ses grands yeux de chats, ses longs cheveux, ses énormes écarteurs de jade et les tatouages qui recouvrent une bonne partie de son corps. A la frontière de Sixaola je louche sur son passeport, rouge bordeaux, européen, portugais. On engage la conversation, entre les taxes et le bordel ambiant de frontière, il devient mon compagnon de route.

Les minibus ne passent pas, il faut traverser à pied. De l'autre côté du pont, le Panama. A l'ombre de la structure métallique je choisis avec attention les poutres les moins pourries, celles dont les trous laissent moins voir la rivière, 10m plus bas. Jadis passait un train, en témoignent les rails qui mènent à Guabito. Migration de backpackers.
Rafael me surnomme la "mareada", faut dire que la conduite du micro dans les collines est sportive -dépassement en courbe et cote, il n'y a pas que mon estomac qui se contracte-.
Au bout, le water-taxi nous attend. Le temps est couvert, je me demande comment le gars qui pilote se repère, on ne voit pas a 30m. De l'île principale de Bocas, nous prenons un autre petit bateau qui nous mène à Bastimentos "la plus sauvage". Je ne comprends rien au guari-guari, ce créole d'anglais et d'espagnol avec un gros accent caribéen, que parle celui qui nous conduit. Grand noir aux yeux bleus vitrés de blanc, ses expressions agressives me laissent croire qu'il est défoncé ou en colère. Ou les deux.
Un vieux bègue, boiteux et édenté nous mène pieds nus à la Punta, il y a des chambres pas trop chères. Le gars en charge, un bonhomme complètement ensuqué, s'habille sans parler. Chemise ouverte sur son gros ventre, il passe ses chaussures comme des sabots et décide que la fermeture de sa braguette, d'où dépasse son paquet dans un slip rose décoloré, est complètement optionnelle. A l'évidence on le fait chier.
On piétine dans la boue, les feuilles, quelques déchets charriés par la mer, qui éclabousse à quelques mètres à peine. La maison de bois bleu ciel se dresse au bord de l'eau, la chambre est roots mais il y a 2 lits et on ne trouvera pas moins cher. Le vieux retourne à sa sieste, ses dollars en poche.

Sur l'unique chemin de béton qui traverse Old Bank d'un bout à l'autre nous trouvons un mauvais resto sur l'eau un peu après le sound system à bloc et l'épicerie chinoise mal aimable. Le cuistot me parle des attentats en France. Deux vieux stéphanois croisés là apprennent la nouvelle.

Autour d'une bière avec Rafael je fais une fois de plus l'expérience de la petitesse de ce monde. Quand il mentionne son fils, les connexions s'établissent toutes en même temps au fond de mon cerveau. Je sais maintenant où et quand j'ai vu ces yeux et ce teint! Il y a 4 ans, chez un intrépide petit garçon au prénom du dieu éléphant. Mexique, l'italienne aux dreads blondes qui voyageait seule avec son petit Ganesh. Elle m'avait raconté son histoire, et le père absent. Je l'avais admirée. Je m'étais dit que mère seule et globe-trotteuse c'était possible avec un peu de corones. Aujourd'hui je voyage avec le papa et je découvre une autre version de la même histoire. La tristesse se lit dans son regard. Je suis fascinée par cette coïncidence, persuadée que j'ai quelquechose à en apprendre. Peut être simplement ne pas regretter de n'avoir pas eu d'enfant avec celui qu'un jour j'avais choisi. Me satisfaire de n'avoir jamais osé le mettre devant le fait accompli et ruiné une partie de sa vie. Et me souvenir qu'une même histoire se lit de plusieurs façon.


J18 Red Frog

Chez Alvin's, la mama panaméenne au chapeau blanc nous sert un copieux déjeuner. Crevettes à l'ail, poulet sauce caraïbe, jus et chocolat.
On nous dissuade d'aller à pied jusqu'à la plage de Red Frog, à cause des agressions à la machette, et de la boue jusqu'aux genoux. On partage donc le taxi-boat avec des argentins. Quelle déception à l'arrivée! La plage "la plus belle et la plus sauvage de l'archipel" est une horreur : passée la marina où mouillent des bateaux de luxe, des voiturettes de golf mènent les plus fortunés à des hébergements de haut standing, et plus loin, des transats accueillent des dizaines de touristes qui peuvent acheter des bières dans un des chiringuitos montés sur le sable. Rafael est tellement choqué qu'il demande a tout le monde si on est bien au bon endroit. On risque pas de la voir la jolie grenouille rouge! Les seuls petites choses rouges qui luisent sur la plage sont des capsules de Coca-Cola.
Nous rentrons à Old Bank, déçus, et effarés par cette débauche de luxe au cœur d'une île si modeste.

J'ai vraiment envie de rentrer chez moi maintenant. Marre de la pluie. Marre de mes fringues qui sentent le moisi. Marre de mes cheveux sales. Marre du tourisme bancal.


J19 Staying in the dark

Rafael essaie de consoler mon bajón. Je suis juste fatiguée. On se trouve une auberge à Bocas. Le ciel est toujours lourd et gris, à peine troué de quelques éclaircies.
Je reste au fond d'un canap, papier crayon bouquin et la radio par internet qui parle de mobilisation et de solidarité.

Dans la cuisine la dame me fait gouter le sirop de sucre à la cannelle qu'elle prépare dans une grande marmite. Ça sent bon, ça fait du bien au cœur.
A 20h la panne d'électricité dans le quartier et les cris surexcités de touristes qui se font chopper les fesses dans le noir me confortent dans ma décision de rester au lit.
C'est dommage un samedi soir. Je serais bien sortie danser.


J20 Dimanche Danse Sortie

La plage? Je m'en fous. J'entends vos cris indignés, "mais t'es folle, nous on se caille ici, si on pouvait aller à la plage on irait direct!". Mais je suis chouin chouin. Juste envie d'être avec les miens. A la maison.

Je tue le temps en lisant. En écrivant. Je beugue sur les manifestations en France. Vu d'ici c'est fort. Je voudrais être avec vous dans la rue.

Je sors avec Rafael pour aller manger un chili con carne dégueulasse dans un des seuls spots où ils prennent la cb, vu que le distributeur a refusé de me donner mon argent.
Puis on embarque Hanus (prononcer hanès), un surfer allemand à l'unique dread tel Anakin, pour aller boire un coup. J'ai besoin de danser. Je suis en manque. Après avoir assisté à une conversation technique surf swell et noms propres de vagues respectées, nous nous dirigeons enfin vers le son. Un irrésistible kompa m'attire vers El Encanto. Danseeeeeerrrrrrr!!!!!! Pas un touriste à l'horizon! Salsa, cumbia, merengue, plena, mon cavalier s'appelle Marvin, il doit bien avoir 65ans mais il prétend en avoir 40 le coquin! C'est un super danseur, qui pense que je n'en n'ai jamais croisé d'aussi bon "là d'où je viens". La fameuse légende des blancs qui ne savent pas danser. Portugal et Allemagne assis dans un coin ne démentent pas. Je sais qu'ils restent pour moi, alors je n'abuse pas, transfert à l'Iguana, le surf bar à touristes par excellence. Une américaine me dis "Wow! You're sweating!!", eh oui madame, quand la musique est bonne je donne donne donne. Ici les filles sont calibrées, pas de place à la personnalité, même short en jean informe, même top décontracté, même cheveux blonds ramenés en chignon négligé au sommet du crâne. Occidentales en quête d'un beau surfer. Mesdemoiselles attention, ils n'en aiment vraiment qu'une, la seule sur laquelle ils s'allongent tous les matins. Leur planche. Le Dj commence à envoyer du gros reggaeton, un cercle se forme, battle caliente avec un petit mec qui envoie le steack, au sol ou debout, perreo duro, on fait monter l'ambiance d'un cran. Les argentins ne croient pas que je suis française. Je sens aussi les regards désapprobateurs devant cette fille qui "fait son intéressante", et qui danse "des trucs sexuels", pero me importa un carajo, je décharge tout, là sur la piste, cascade d'endorphines, j'atteins une satisfaction post-orgasmique idéale avant d'aller me coucher.

Le trio européen rentre, moins frais qu'au début de soirée mais tellement plus souriant. Rafael, à l'aise comme si on se connaissait depuis toujours me demande s'il peut dormir à poil. Je rigole et sombre. Boa noite copain!


J21 Tatanne

Nos chemins se séparent, je dis aurevoir à mon frère de route. Sur le port la radio diffuse une interview en direct des "quartiers dangereux de Paris"... WTF?!!? La dramatisation augmente avec la distance on dirait.

Le soleil est revenu, l'air frais et les embruns masquent à peine la légère odeur de gasoil du bateau qui passe entre les îlots de mangrove partout autour.
A Almirante je laisse perplexes les taxis devant ma détermination à marcher jusqu'au bus pour économiser 5$. J'en suis quitte pour une bonne suée, mais j'arrive pile à l'heure. Sac chargé sur le toit du van, et c'est parti pour 4h. Le gars qui gère les arrêts et collecte les sous est d'humeur bavarde, mais pour éviter le gerbi je dois dormir un peu. Je l'écoute poliment chanter la marseillaise en espagnol avant de fermer les yeux écouteurs enfoncés dans mes oreilles.

Le taxi essaie de me charger 20$ un trajet qui en vaut 3, il est mal tombé le kiki. Je l'insulte calmement, lui file 3$ et claque sèchement la porte.
En allant au supermarché avec Max et Romain, 2 français qui squattent comme moi le Bambuhostel, ma tong rend l'âme. J'ai le chic pour casser mes godasses juste là où sa craint de marcher pieds nus, périphérie de centre commercial semée de petits tessons. La plus petite taille en vente c'est du 40, je vais voir si je peux marcher sur l'eau avec ces engins là.
Dîner, bavarder, jouer au trouduc.

Mon lit est là-haut dans la cabane sur pilotis, j'accroche mes effets les plus précieux bien en hauteur sous le toit de palme, et m'endors rapidement, espérant que mon sommeil ne soit pas trop agité : la fenêtre est au niveau de mon matelas, le sol bien 4m plus bas.


J22 Voleuse de sucre

Agréables moments de paresse au bord de la petite piscine, je pratique mon portugais avec Antonino le brésilien de 60ans. C'est un peu comme un petit papa, je l'aime bien.

Dans la cuisine ouverte la demoiselle coati vole le sucre sous mon nez, et ne me laisse pas lui prendre avant d'en avoir versé les 3/4 sur le frigo.

Mes bouquins finis je suis désemparée. La journée passe au gré d'échanges avec les autres personnes de passage en ce lieu. De David je ne visiterai rien. Je ne garderai en souvenir que les gens. Le duo de jongleurs argentins, le couple de professeurs landais, Bertrand du genre à voyager "avec sa bite et son couteau", la douce israélienne aux cheveux gris, l'allemande aux jolies jambes bronzées, et le propriétaire new-yorkais au physique si particulier : c'est la 1ère fois que je vois un asiatique blond aux yeux bleus. Quand je lui dis "je suis française", il me répond "je suis Charlie". "Je suis Adé". Je suis bête un peu aussi. Je lui dis merci.


J23 Rumbo al Pacifico

Le marteau piqueur me tire du lit.
Je salue affectueusement mon ami Antonino et pars chercher un taxi avec Zion et Giullia.

Le bus démarre. David-Santiago 4h. Riz poulet frit dans le terminal où une petite fille me confond avec "Sarah". Santiago-Sona 1h. Sona-Sta Catalina 1h30. Les micros se succèdent, et finalement après un dernier trajet à admirer le paysage en vert, le pacifique.
Tandis que les duos et trios de voyageurs galèrent à trouver un logement, je place facilement mon solo dans un petit dortoir. Je m'achète une glace au village. Mon dîner.
Dans le hamac je déconnecte, j'écris, et je râle intérieurement contre ces anglophones qui parlent toujours trop fort.


J24 Perroquet

Je suis sous la douche quand j'entends un enfant éclater d'un rire cristallin. Il me faut une seconde pour réaliser qu'il n'y a pas d'enfants ici, c'est le perroquet de la réception qui bosse ses imitations. Efficace, je me marre toute seule sous l'eau froide.

Je bavarde avec les suédoises -elles sont gentilles en fait- avant de descendre entre les arbres jusqu'à la plage. Le chien de chez Rolo m'accompagne.
Ma peau chauffe à mesure que l'ombre quitte la plage déserte, seuls quelques gosses d'ici se baignent en t-shirt et font de violentes batailles de sable. Leurs cheveux blonds décolorés par la mer détonnent sur leur teint foncé. Les chiens sautent avec eux dans les vagues.
Musique sur le téléphone, carnet, stylo, je bosse la choré de salsa allongée sur mon paréo. Quand mes chevilles commencent a trop rougir je remonte à l'auberge, pour écrire, encore.

A l'heure de l'apéro je partage une bière avec mes roommates, un américain et un suisse. Lara, la jeune allemande se joint à nous, petite fille gâtée du genre à faire connerie sur connerie en voyage. Elle a un côté touchant, à côté de la plaque.
Je rigole avec Jhonny qui va changer sa sonnerie pour une chanson que je lui fredonne "fais moi mal... Jhonny Jhonny Jhonny... Envoie moi au ciel...". J'ai convaincu Rod le panaméen de cuisiner pour nous, mieux et moins cher qu'un resto. Derrière ses lunettes de frimeur et des oreilles décollées qui discréditent une tentative d'allure de gangster se cache un cordon bleu : riz aux haricots cuit dans l'eau de coco, viande fumée au beurre de cacahuète et tomate, plantains caramélisées dans la cannelle!! Et pour couronner le tout, le vieux qui s'entraîne à la piña colada nous fait goûter tous ses essais. Les suisses vont regretter le resto a 25$!

La soirée se poursuit sur la plage autour d'un feu, je retrouve la compagnie de Zion la jeune psy israélienne avec ses épais cheveux noirs en bataille. J'aime bien discuter avec elle. Les étoiles brillent incroyablement, on s'y perd.
Une abeille noire m'arrache violemment de la rêverie, 2 piqûres, épaule poignet, je sens la brûlure irradier, je maudis la bête. J'espère ne pas faire d'allergie. Au cas où, je bois un rhum (ça guérit tout).


J25 Back to Panama city

Sta Catalina-Sona dans l'autre sens. Et le bus qui rend sourd à coup de clips de salsa colombienne old school. Moustaches, épaulettes et permanente bouclée des années 80/90. Puis un film sur cette surfeuse qui s'est fait croquer un bras par un requin. Je suis à fond malgré le doublage désastreux.
4h plus tard, et un taxi plus loin, je suis de retour au Mamallena, la seule auberge complète qui veut bien me laisser dormir dans un hamac.

Il fait chaud, le simili cuir du canapé colle mes cuisses et mon dos tandis que j'écris et que je me culpabilise de ne pas sortir visiter le musée du canal, voir les bateaux, ou même aller remuer au festival de jazz qui anime la ville. Mais le jazz sans Alice c'est pas si cool... Je me trouve des excuses.

Trainspotting. Et je vais me balancer accrochée aux grilles du patio.


J26 Deuxième étage

Mon corps est sourd, engourdi de mon unique position de la nuit.
Pas moyen de caguer tranquille, une fille ouvre la porte et referme aussitôt avec un "oh my god!" gêné, moi, ça me fait rire. Elle est américaine, les américaines ça fait pas caca. Ça pète des paillettes.

Je bavarde avec des sympathiques marins canadiens. Je m'en veux de ne pas bouger mes grosses fesses dehors. Alors, dans un élan de motivation je sors. En même temps que l'averse bien sûr.
Les trottoirs sont hyper actifs en dépit de la pluie, je zigzague entre les stands de fruits, de loterie, de barrettes en plastiques prenant de temps en temps le trop plein d'une gouttière sur la nuque. Je ferme les yeux en passant devant le magasin de chaussures et de leggings a 2$.
Au marché d'artisanat je choisis 2 beaux hamacs. Espero que les guste. J'observe la tenue des dames qui font les "moles", ces patchworks typiques du Panama. Cheveux courts, jambières de perles multicolores sous un vêtement aux broderies traditionnelles et une sorte d'attache parisienne dorée dans le nez qu'elles ont de parfait. C'est un look plutôt rock en fait, une allure de nana qui décide.

Je rentre à l'auberge (ferme les yeux devant les chaussures, plus devant les leggings), j'observe le va et vient des voyageurs, échange avec les uns et les autres.

Dans la soirée je rejoins Matthew, Oxana et Carl à leur auberge, motivés pour aller dans un bar salsa. Matthew me confie la mission de trouver l'adresse du dit bar, je dissimule mon amusement quand il réalise que la dernière page ouverte sur son téléphone est un porno.
Le taxi nous dépose au Casco Viejo.
"Habana Panama" n'existe plus, c'est donc au "2ndo piso" que nous dansons, salsa y mas. Carl vit la musique à fond, il ne danse pas "comme il faudrait", parfait dans son univers, les sourires naissent sur les visages qui l'entourent tandis qu'il secoue ses bouclettes avec passion. Excellente soirée avec de la bonne musique et de mauvais Dj qui fument et "mixent" en même temps. Les copains me déposent.
Je me couche dans le hamac sans me démaquiller ni me déshabiller, olor a cigarillo.


J27 Ultimo dia

Je marche jusqu'au Machetazo, supermarché où j'achète le rhum, boisson magique. Abuelo pour le Panama et Flor de Caña nicaraguayen bien-aimé!
C'est la 3eme fois que je passe devant les godasses, cette fois je ne lutte pas, mais 2 paires pour 22$ c'est raisonnable, non? Une vraie fille. Je me charge de 2 ananas de plus, normalement on peut pas, mais avec ma tête ça va passer!

Je galère a fermer mes sacs, et puis déjà le taxi est là, en avance. Je pars un peu précipitamment. Quand j'arrive à l'aéroport il est un peu tard pour mes sous-vêtements et ma serviette fétiche restés sécher au soleil... Je suis tellement dégoûtée que j'envoie un message au gérant de l'auberge pour voir s'il peut me faire un colis. Pour 2 culottes et une serviette, oui, mais pas n'importe lesquelles!!!

Je rêvais de sushis, ceux de l'aéroport sont pas terribles. L'avion décolle. Je tombe comme une masse.


J28 Barcelona otra vez

Mal au cou. J'ai voyagé avec l'équipe du Dakar. Pas la moindre idée de qui était le gars a côté de moi. Mais je lui ai montré le fond de ma gorge tout le trajet!

Julie et Silvano m'accueillent a bras ouverts. La miss est bavarde! Lourde sieste de 20h avant de dîner avec eux. Malgré le petit pet je ne trouve plus le sommeil. Le réveil pour prendre mon train a Bordeaux va piquer demain, comme le froid qui chatouille déjà mes narines!

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